Tutoriel · Rétro portables
« Comment sauvegarder jeux, BIOS et sauvegardes de ma R36S ou R36H ? »
Copiez d’abord les données encore lisibles vers un support distinct, sans modifier la carte d’origine ; identifiez ensuite le système et la variante R36S ou R36H avant toute restauration.
Repères pratiques
TempsVariable selon les copies et vérifications nécessaires
DifficultéMoyenne (estimation LODEX)
ConsoleR36S ou R36H selon système identifié
SystèmedArkOSRE-R36 ou ArkOS-R3XS selon l’installation
Appareils compatibles
Consoles compatibles
R36S et R36H seulement après identification du système réellement installé ; une image ou un réglage d’une variante ne se transpose pas automatiquement à l’autre.
Matériel nécessaire
Obligatoire — Carte d’origine conservée, ordinateur, lecteur de cartes et support séparé pour la sauvegarde.
Identifier la branche avant de copier
- R36S / dArkOSRE-R36 : relevez la version et le profil matériel de l’installation fonctionnelle. La matrice du projet distingue les profils terminés, en bêta et non testés : le nom commercial R36S ne suffit pas.
- R36H / ArkOS-R3XS : le projet AeolusUX cite la R36H dans son image 2.0 (11072025). Le dépôt est archivé depuis le 9 juin 2026. Ce repère sert à identifier une installation existante ; ce guide ne recommande pas de réinstaller une archive. Au contrôle du 25 septembre 2026, dArkOSRE-R36 annonce encore la R36H parmi les appareils à venir.
- Autre système ou version inconnue : copiez les données accessibles sans les modifier, puis identifiez les chemins dans la documentation correspondante. N’importez pas des réglages, DTB ou fichiers de démarrage d’une autre console pour restaurer des jeux.
Ce qu’il faut sauvegarder
Avant de remplacer ou de reformater une carte, copiez ce qui reste lisible vers un support distinct. Travaillez en lecture seule autant que possible et ne supprimez rien de la carte d’origine. Une copie réussie ne prouve pas que la carte est saine, mais elle réduit le risque de perdre les seuls exemplaires accessibles.
Ne copiez que les jeux et BIOS que vous avez légalement le droit de conserver. L’article ne fournit ni ROM, ni BIOS, ni pack préchargé.
| Type | Emplacement à rechercher | Compatibilité / contrôle |
|---|---|---|
| Jeux | Partition EASYROMS ou support actif ; dossiers par système | Repérer la carte active ; sous ArkOS, le wiki documente EASYROMS et les dossiers par système |
| BIOS | Dossier bios ou emplacement propre au système | Ne pas supposer un emplacement universel |
| Sauvegarde native | Wiki ArkOS : dans les dossiers ROM correspondants ; vérifier la configuration réelle | Tester dans le même émulateur/core |
| Save state | Même repère ArkOS ; chemin RetroArch configurable | Très dépendant de la version du core et de l’état du jeu |
| Réglages | Fichiers système ou profils utilisateur | À restaurer seulement si version et format sont compatibles |
Inventorier la carte d’origine
Après arrêt complet de la console, retirez les cartes. Photographiez ou notez l’ordre des cartes TF1/TF2, le nom de chaque volume, la version du système, le système de fichiers et l’arborescence des principaux dossiers. Relevez au moins un jeu témoin et une sauvegarde témoin que vous pourrez vérifier après restauration.
Si l’ordinateur propose de formater un volume inconnu, annulez. Certains volumes Linux ne sont pas lisibles nativement sous Windows.
Copier sans modifier la source
- Créer sur un autre disque un dossier daté pour la sauvegarde.
- Copier d’abord les dossiers de données accessibles ; ne déplacer aucun fichier.
- Conserver les noms et la structure des dossiers.
- Comparer le nombre de fichiers et la taille globale de la source et de la copie ; ces contrôles seuls ne prouvent pas que chaque sauvegarde pourra être restaurée.
- Sur un support stable, lire quelques fichiers copiés ou comparer des empreintes sur un échantillon ; arrêter les lectures répétées si la carte devient instable. Garder une copie indépendante avant les tests de restauration.
POINT D’ARRÊT — si la carte se déconnecte, devient anormalement lente ou produit des erreurs d’entrée/sortie, cessez les écritures et n’essayez pas de la « réparer » avant la copie.
Saves et save states : ne pas les confondre
Une sauvegarde native est créée par le jeu via l’émulateur. Un save state capture l’état d’exécution de l’émulateur. Le second peut dépendre fortement de la version du core, de l’émulateur ou même de certains réglages.
Restaurez d’abord une sauvegarde native et testez-la. Les save states doivent être considérés comme moins portables : gardez-les, mais ne promettez pas qu’ils fonctionneront après un changement de version.
Transférer vers la nouvelle installation
Utilisez une installation de destination déjà fonctionnelle, adaptée à son appareil, et laissez son système créer sa structure. Copiez ensuite les données par catégorie au lieu d’écraser toute la partition. Pour une configuration TF2, basculez la console vers la seconde carte selon la procédure documentée avant d’ajouter les fichiers.
Dans RetroArch, consultez Settings → Directory et relevez les entrées Save Files, Save States et System/BIOS, sans les modifier pour ce contrôle. Faites-le pour la configuration utilisée par le jeu témoin ; un émulateur autonome peut avoir ses propres chemins. Pour la R36H sous ArkOS-R3XS, le wiki ArkOS donne les dossiers ROM comme emplacement de départ des sauvegardes, mais un réglage personnalisé doit être vérifié sur l’appareil.
Tester le retour d’une sauvegarde
- Sur la destination, sauvegarder séparément toute progression existante avant d’y copier le fichier témoin. Noter le jeu, l’émulateur ou core et sa version, puis démarrer ce même jeu.
- Charger la sauvegarde native depuis le menu du jeu.
- Vérifier la progression attendue, quitter proprement puis relancer.
- Tester séparément une copie du save state avec la version correspondante ; garder les fichiers natifs et states d’origine à l’abri des écritures du test.
- Conserver la carte d’origine et une copie indépendante. Une sauvegarde est vérifiée seulement si la progression attendue revient ; un fichier présent ou un jeu qui démarre ne suffit pas.
Quand ne pas créer d’image complète
Une image disque reproduit partitions et secteurs ; elle n’est pas équivalente à une copie logique. Elle peut être utile pour archiver une carte saine, mais la création d’une image d’un support défaillant peut échouer ou accentuer les lectures. Apple déconseille de considérer l’image d’un disque suspecté de panne ou contenant des données corrompues comme une sauvegarde fiable.
La récupération professionnelle et l’imagerie d’un support instable dépassent ce guide. Aucune récupération n’est garantie.
FAQ
Pourquoi mon save state ne charge-t-il plus ? Une différence d’émulateur, de core ou de version peut suffire. Essayez la sauvegarde native sans écraser les fichiers source.
Dois-je copier toute EASYROMS ? Pas forcément. Inventoriez ce qui vous appartient et copiez les dossiers utiles en conservant leur structure.
Puis-je supprimer la carte d’origine après le test ? Conservez-la hors usage tant que vous n’avez pas vérifié plusieurs jeux et sauvegardes.
Sources
- dArkOSRE-R36 : profils matériels et état du support
- AeolusUX : archive ArkOS-R3XS 2.0 (11072025), R36H citée
- Wiki ArkOS archivé : EASYROMS et emplacement des sauvegardes
- Libretro : vérifier les répertoires de BIOS, saves et states
- Apple : précautions avant une réparation du disque
- Apple : limites d’une image de disque défaillant
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